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Publié le 2 juillet 2021

Innovation d’Enedis en Bourgogne-Franche Comté, vers la ville du futur : “Smart city” à Dijon

Une agglomération dont des quartiers produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment : tel est le projet élaboré par Dijon Métropole aux côtés d’EDF et de dix-neuf autres partenaires.
En particulier Enedis dont le compteur communicant Linky est un outil essentiel de la réalisation.

Faire de Dijon une smart city ! Le projet, appelé RESPONSE (integRatEd Solutions for POsitive eNergy and reSilient citiEs), a été sélectionné cette
année dans le cadre de l’appel à projet “Horizon 2020, villes et communautés intelligentes” lancé par la Commission européenne. Il vise à établir cent quartiers à énergie positive en Europe d’ici 2025. L’objectif est de promouvoir le développement des villes à énergie positive en dupliquant dans celles-ci le fonctionnement des quartiers qui produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment.
« C’est à l’initiative d’EDF, dans le cadre de ses relations avec Dijon Métropole, qu’est née, en 2018, l’idée de participer à l’appel à projet, se souvient Éric Tourte, pilote EDF du projet H2020 Smart-City à Dijon. EDF et la métropole de Dijon ont piloté la rédaction de la proposition pour la partie dijonnaise. »
Le projet a abouti en 2020 : parmi les douze candidatures proposées à la Commission européenne, le projet RESPONSE a été le seul lauréat. Il regroupe deux villes pilotes, Dijon et Turku en Finlande, ainsi que six villes suiveuses : Botoşani (Roumanie), Bruxelles (Belgique), Gabrovo (Bulgarie), Ptolemaida (Grèce), Saragosse (Espagne) et Severodonetsk (Ukraine).

Durable, verte et “smart”

« C’est un projet dynamique axé sur l’énergie, poursuit Éric Tourte. Cela commence par deux îlots de bâtiments dans le quartier de la Fontaine d’Ouche, où l’on déploie de nombreuses solutions techniques pour développer la production d’énergie locale et réduire très fortement les émissions de CO2. »
Sur une année, les bâtiments de ces îlots (au moins 1 121 habitants pour 487 logements) produiront 120 % de l’énergie qu’ils consomment. Ainsi, 20 % de surplus d’énergie locale seront consommés par les bâtiments voisins. « Ce projet s’inscrit dans la dynamique de la ville de Dijon qui se veut durable, verte et « smart » », explique Nadia Murat-Faustin, déléguée territoriale Enedis Côte-d’Or. « C’est un projet de transition écologique avec une dimension forte d’autoconsommation collective, mais aussi de gestion des données. » C’est là qu’intervient le compteur communicant Linky qui permettra de connaître en temps réel la production et la consommation d’électricité de ces deux ensembles à énergie positive, mais aussi de fournir tous les éléments nécessaires à la constitution d’une base de données transversale regroupant les chiffres relatifs à l’électricité, à l’eau, à la température, au gaz, etc.
« Il y a également une composante de mobilité électrique avec la mise en place de bornes pour le système Vehicles-to-Grid », précise Nadia Murat-Faustin. « Le principe, c’est que la batterie du véhicule électrique se recharge sur le réseau, mais le réseau peut également utiliser, en cas de besoin, la batterie comme une réserve d’électricité. » Ainsi, avec H2020 et son partenariat avec Dijon Métropole, Enedis participe pleinement au plus important projet d’autoconsommation collective en France, s’inscrivant dans la démarche ambitieuse “OnDijon”, par laquelle Dijon Métropole souhaite accéder au rang de première métropole intelligente de France.

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